Six mois après l'accord conclu entre les eurodéputés et les Vingt-Sept, le règlement Reach sur les produits chimiques est entré en vigueur le 1er juin dernier. L'Agence européenne sur les produits chimiques (ECHA) sera chargée d'appliquer ce règlement "Reach" Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals (Système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation des substances chimiques).

30.000 substances chimiques vont devoir subir des tests, avec pour objectif d'interdire les plus dangereuses pour la santé humaine et pour l'environnement. Désormais, ce sera aux industriels de prouver l'innocuité de leurs produits.

Les substances fabriquées ou importées dans l'Union européenne, à hauteur d'une tonne par an au moins, devront être enregistrées par l’ECHA pour être commercialisées. Actuellement, deux mille substances sont jugées "extrêmement préoccupantes", pour leur impact sur la reproduction, les risques de cancer qu'elles comportent ou - sans que l'on ait des preuves de leur toxicité - leur persistance dans le corps humain ou dans l'environnement.

Pour l'Union des industries chimiques (UIC), la chimie de demain, c'est la chimie durable, également qualifiée de verte ou écologique. « En créant de nouvelles substances à partir de ressources renouvelables, en développant l'éco-conception des procédés, en systématisant l'approche par le cycle de vie des produits, la chimie peut contribuer à préserver davantage l'environnement ».

Il faudra 11 ans pour mettre en place tout un système de régulation, concernant aussi le petite PME aquitaine de trois salariés que la multinationale Rhodia (16000 employés, 1000 chercheurs).

Sources : Le Monde ; La Croix ; La Tribune

Traitement : Aquitaine International