Aquitaine International

lundi 04/06/2007

Inde : tests cliniques

Jusqu’à ce que l'inde entre dans l’Organisation mondiale du commerce, le pays était plutôt réputé pour la copie de médicaments sans acheter les brevets.

Les entreprises pharmaceutiques locales se sont alors réorientées vers une nouvelle activité : la réalisation des tests cliniques, passage obligatoire et coûteux pour tous les laboratoires qui veulent lancer un produit sur le marché (40 % des coûts de développement d’un produit). Les coûts des tests y sont inférieurs de 60 %.

Quelques chiffres:

- l'Inde est la 2ème destination des laboratoires pharmaceutiques pour la réalisation des tests cliniques. (en passe de devenir le premier)
- Le secteur devrait générer en 2010 un chiffre d’affaires de 300 millions de dollars et embaucherait 250 000 professionnels. -
- L’institut de la recherche clinique qui formait sept médecins indiens en 2004, en forme désormais 294.

Alors que sur le Vieux continent, le nombre de patients qui acceptent de participer aux tests cliniques diminue, les candidats aux tests sont très nombreux en Inde car les rémunérations sont attractives ("des gens mal informés qui n’ont pas vraiment le choix pour gagner de l’argent", a conclue le quotidien Times of India le 18 mars dernier rappelant les dangers et les cas de décès liés à ces tests) .

Source: Aujourd'hui l'Inde
Traitement: Aquitaine International

Lancement du plan chimie Reach et de son agence ECHA

Six mois après l'accord conclu entre les eurodéputés et les Vingt-Sept, le règlement Reach sur les produits chimiques est entré en vigueur le 1er juin dernier. L'Agence européenne sur les produits chimiques (ECHA) sera chargée d'appliquer ce règlement "Reach" Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals (Système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation des substances chimiques).

30.000 substances chimiques vont devoir subir des tests, avec pour objectif d'interdire les plus dangereuses pour la santé humaine et pour l'environnement. Désormais, ce sera aux industriels de prouver l'innocuité de leurs produits.

Les substances fabriquées ou importées dans l'Union européenne, à hauteur d'une tonne par an au moins, devront être enregistrées par l’ECHA pour être commercialisées. Actuellement, deux mille substances sont jugées "extrêmement préoccupantes", pour leur impact sur la reproduction, les risques de cancer qu'elles comportent ou - sans que l'on ait des preuves de leur toxicité - leur persistance dans le corps humain ou dans l'environnement.

Pour l'Union des industries chimiques (UIC), la chimie de demain, c'est la chimie durable, également qualifiée de verte ou écologique. « En créant de nouvelles substances à partir de ressources renouvelables, en développant l'éco-conception des procédés, en systématisant l'approche par le cycle de vie des produits, la chimie peut contribuer à préserver davantage l'environnement ».

Il faudra 11 ans pour mettre en place tout un système de régulation, concernant aussi le petite PME aquitaine de trois salariés que la multinationale Rhodia (16000 employés, 1000 chercheurs).

Sources : Le Monde ; La Croix ; La Tribune

Traitement : Aquitaine International