L’Union européenne vient de publier les résultats d’une nouvelle étude qui évalue les perspectives qui s’offrent aux entreprises européennes dans des secteurs clés du marché chinois.

L’étude identifie d’importants créneaux pour les exportateurs européens dans les domaines des produits écologiques, des services aux entreprises et des produits à haute valeur ajoutée. Toutefois, le rapport conclut également que l’accès au marché chinois pour les importations européennes est toujours entravé par la présence de diverses barrières ainsi qu’un manque de protection en matière de propriété intellectuelle. L’étude a été réalisée par Emerging Markets Group/Development Solutions.

Les conclusions principales de l’étude sont les suivantes:

• La classe moyenne chinoise devrait atteindre les 150 millions d’ici 2010. Par conséquent, de nouvelles perspectives se dessinent pour les sociétés européennes dans le domaine des produits de consommation. Le marché chinois des produits à haute valeur ajoutée devrait atteindre le trillion d’euros en 2010.

• Le secteur des services est le segment qui connaît la plus forte croissance dans l’économie chinoise. On estime qu’il s’élèvera à 500 milliards d’euros d’ici 2010. Il représente donc un nouveau créneau pour les fournisseurs européens de services interentreprises. Il s’agit toutefois du secteur le plus protégé du marché chinois.

• Actuellement, la Chine s’emploie activement à élaborer des politiques intérieures qui favorisent une croissance économique durable et respectueuse de l’environnement. Le besoin en technologies et services écologiques de la Chine offre d’excellentes perspectives aux exportateurs européens: ce marché devrait atteindre 98 milliards d’euros d’ici 2010.

• Les entreprises européennes qui souhaitent être compétitives en Chine vont devoir fabriquer leurs produits sur place. Les sociétés européennes florissantes établissent déjà une partie de leur production en Chine pour rester compétitives dans ce pays. De nombreuses entreprises européennes établissent à présent leur production en Chine, non pas pour exporter, mais pour pouvoir faire face à la concurrence sur le marché chinois.

L’étude met toutefois l’accent sur les difficultés d’accès du marché chinois. Bien qu’elle ait fait d’énormes progrès en matière de libéralisation de l’économie, la Chine n’a pas honoré tous ses engagements envers l’OMC ou elle ne les met pas en œuvre de manière satisfaisante. En raison des politiques industrielles de l’État, des réglementations discriminatoires et du manque de protection de la propriété intellectuelle, les entreprises européennes ne bénéficient pas de conditions égales pour faire concurrence en Chine.

Une nouvelle stratégie pour les relations UE-Chine En octobre 2006, la Commission européenne a élaboré une nouvelle politique étendue afin d’améliorer les relations de l’Union européenne et de la Chine dans le domaine du commerce et des investissements.

Cette étude stratégique révèle que la Chine et l’Europe ont toutes deux bénéficié de la croissance économique de la Chine, malgré la pression concurrentielle exercée par cette dernière sur l’économie mondiale. Elle affirme que la puissance commerciale grandissante de la Chine entraîne de nouvelles responsabilités au niveau de ses obligations envers l’OMC, de l’ouverture de son marché et du commerce équitable.

L’étude énonce une série de stratégies qui permettraient d’améliorer les conditions dans lesquelles les entreprises européennes exercent leurs activités en Chine, notamment un meilleur accès au marché, des mesures plus strictes en matière de protection de la propriété intellectuelle et de nouvelles ressources pour exercer leurs activités sur place.

Les perspectives et les défis propres à la relation commerciale de l’Union européenne et de la Chine sont mis en exergue dans cette nouvelle étude.

La version complète de l’étude est disponible en anglais.